L’INRP publie les résultats d’une enquête de Sylvain Genevois et Françoise Poyet sur les usages pédagogiques des ENT d’Isère et d’Auvergne. Les chercheurs ont analysé les réponses de 850 enseignants, essentiellement de collèges et lycées, tous utilisateurs des ENT.

L’enquête montre que si les enseignants utilisent presque tous l’ordinateur pour préparer leurs cours chez eux, et même, pour 40%, mutualisent avec leurs collègues, ils utilisent de façon fort variée les outils des ENT. C’est la messagerie qui est la plus utilisée avec le cahier de textes numérique (1 prof sur deux), suivi de la fonction de dépôt. L’éditeur web et le forum sont par contre boudés par les enseignants.

En fait les professeurs se servent de la messagerie pour transmettre des informations et des devoirs aux élèves et du dépôt pour proposer des documents (textes etc.). Celui-ci remplace même l’éditeur : il est plus facile de déposer que d’éditer.

Pour les auteurs, « cette étude témoigne d’un développement des usages à visée pédagogique. Même si ces usages sont séparés et dépendent de chacune des fonctionnalités, ils tendent à se généraliser. Les résultats comparatifs entre les deux académies tendent à montrer que la généralisation du matériel favorise, au moins en partie, la généralisation des usages. Pour la majorité d’entre eux, les enseignants restent malgré tout dans une phase d’expérimentation : ils testent les différentes fonctionnalités, sans avoir toujours une représentation de leurs potentialités et de leurs limites spécifiques… On tend progressivement vers une intégration de l’ENT dans les pratiques pédagogiques. Le développement des ENT commence à favoriser la prolongation de l’action pédagogique et didactique au delà de l’espace-temps scolaire ». Du côté des freins, outre des refus liés à une conception du métier (comme le refus de mails des élèves), les auteurs estiment que le développement du web 2 peut freiner certains outils des ENT.

L’étude

L’ENT en Ile-de-France

Source : Le café pédagogique