Source : Le Monde   Par Stéphane Foucart

L’exposition à des doses très faibles de certains pesticides – dits néonicotinoïdes – peut conduire les colonies d’insectes sociaux au déclin. Les travaux conduits par John Bryden (Royal Holloway University of London, Royaume-Uni) et publiés dans l’édition de décembre de la revue Ecology Letters s’ajoutent à d’autres, menés ces dernières années, qui montrent que les effets de pesticides systémiques (utilisés en enrobage de semences ou en traitement des sols) peuvent se manifester de manière « sub-létale » : ils peuvent provoquer l’effondrement de colonies sans avoir d’effet mortel aigu sur chacun des insectes du groupe.

(…)

L’originalité des travaux de M. Bryden et ses coauteurs tient à la construction d’un modèle mathématique capable de simuler la réaction d’une colonie à un stress subtil mais chronique.

(…)

Ces derniers ont cherché à contrôler expérimentalement la capacité de leur modèle mathématique à décrire l’évolution de colonies de bourdons communs (Bombus terrestris) soumises ou non à de faibles doses quotidiennes d’imidaclopride – l’un des insecticides néonicotinoïdes les plus utilisés dans le monde et auparavant commercialisé en France par Bayer sous le nom de Gaucho.

(…)

Lire l’article complet